Après avoir wagnerisé le poème La musique, de Baudelaire, puis debussysé, puis encore fauréïsé ce même poème, je vous propose une quatrième version de ce poème traité à la sauce OuLiPo.
(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Aujourd’hui donc, en voici une version beethovenisée.
La musique souvent me prend comme une mer !

Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l’immense gouffre
Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
Citations musicales :
Comme une mer : Beethoven Mer calme et heureux voyage.
Les poumons gonflés : Beethoven, Fidelio, chœur des prisonniers
La tempête : Beethoven sonate n° 17 – la tempête
Me bercent : Beethoven Sonate n° 14 Clair de Lune (Quasi una fantasia)



Merci beaucoup pour le partage et mes meilleurs vœux pour un bon week-end
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Grazie Luisa, e buon fine settimana anche a te.
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Bisous 💙💙💙
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la série continue d’être passionnante ! bon weekend Jean-Louis
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Merci, bon ouikènde aussi !
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Merci, c’est très beau… Un clair de lune mélancolique.
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J’aime tellement cette sonate.
Bonne journée, Marie-Anne.
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Moi aussi, énormément ! Bonne journée Jean-Louis.
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Comme d’hab, très beau poème de Baudelaire. Mais j’ai particulièrement apprécié cette bouffée de Beethoven, tellement beau, tellement fort, tellement unique et tellement évident qu’on a parfois tendance à l’oublier.
John Duff
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Une bouffée de Beethoven ! C’est joliment dit, mais c’est tout à fait ça.
Bonne journée, John Duff.
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