littérature, Oulipo, Poésie

« LA MUSIQUE », de Charles BAUDELAIRE (4 – BEETHOVEN)

Après avoir wagnerisé le poème La musique, de Baudelaire, puis debussysé, puis encore fauréïsé ce même poème, je vous propose une quatrième version de ce poème traité à la sauce OuLiPo.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Aujourd’hui donc, en voici une version beethovenisée.

La musique souvent me prend comme une mer !

Cliquez sur l’image

Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

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Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;

Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Cliquez sur le pianiste

Sur l’immense gouffre

Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

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Citations musicales :

Comme une mer : Beethoven Mer calme et heureux voyage.

Les poumons gonflés : Beethoven, Fidelio, chœur des prisonniers

La tempête : Beethoven sonate n° 17 – la tempête

Me bercent : Beethoven Sonate n° 14 Clair de Lune (Quasi una fantasia)

10 réflexions au sujet de “« LA MUSIQUE », de Charles BAUDELAIRE (4 – BEETHOVEN)”

  1. Comme d’hab, très beau poème de Baudelaire. Mais j’ai particulièrement apprécié cette bouffée de Beethoven, tellement beau, tellement fort, tellement unique et tellement évident qu’on a parfois tendance à l’oublier.

    John Duff

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