Émile Zola naît à Paris le 2 avril 1840.
Son père était un ingénieur italien et sa mère femme au foyer. En 1843, la famille s’installe à Aix-en-Provence où le père d’Émile avait le projet de construire un canal. Mais le père meurt alors que le jeune garçon n’a que sept ans, et sa mère, sans revenus, l’élève avec l’aide de sa propre mère. C’est à Aix-en-Provence qu’Émile commence sa scolarité. Au collège d’Aix-en-Provence, Émile fait la connaissance en 1852 de Paul Cézanne, avec qui il restera longtemps ami.
Zola échoue par deux fois au baccalauréat, puis part à Paris rejoindre sa mère en 1858. En 1860, il entre comme employé aux écritures à l’administration des douanes. En 1862, il obtient la nationalité française.
En 1862, il entre chez l’éditeur Hachette, ce qui lui donne l’occasion de pénétrer le milieu littéraire de son époque. En 1864, il publie son premier livre, Les Contes à Ninon.
Fin 1864, Zola rencontre Alexandrine Meley. En 1865, il quitte sa mère pour s’installer avec Alexandrine, mais malgré les nombreux articles qu’il publie dans la presse, ce sont encore des années de vache maigre qu’il vit avec sa compagne.
En 1867 paraît le roman Thérèse Raquin.
Émile et Alexandrine se marient en 1870, mais ils doivent fuir à Marseille pendant la guerre de 1870 avant de revenir à Paris en 1871.
En 1871, Zola rencontre Gustave Flaubert qui lui présente Alphonse Daudet et Ivan Tourgueniev. Il fait également la connaissance de Guy de Maupassant et Joris Karl Huysmans, avec qui ils passeront des soirées littéraires dans la maison de campagne que Zola avait achetée à Médan (près de Paris). En 1880, ils font paraître Les soirées de Médan, un recueil de contes co-signés par ces écrivains.
Entre-temps, Zola commence son œuvre certainement la plus connue, le Cycle des Rougon-Macquart. Cet ensemble de vingt romans, qui l’occupe de 1871 à 1993, embrasse la description de toutes les franges de la société dans laquelle il vit. En 1877, l’Assommoir connaît un très grand succès et permet enfin à Zola de vivre correctement.
Littérairement, Zola est le chef de fil du naturalisme, mouvement littéraire visant à se déprendre de l’idéal romantique, en décrivant des personnages et des situations scientifiquement documentées. Ce mouvement s’éteindra avec Zola, mais connaîtra une suite en Italie avec le vérisme. L’opéra naturaliste le plus connu est Louise, de Gustave Charpentier.
En 1880, le décès de la mère de Zola l’affecte profondément et le plonge dans une dépression.
En 1888, année où il est fait chevalier de la Légion d’honneur, Zola tombe amoureux de Jeanne, une jeune femme qu’Alexandrine avait embauchée. De cet amour naîtront deux enfants cachés, Denise (1889) et Jacques (1891). La découverte de cette liaison par sa femme provoque une grave crise dans le couple Zola, mais finalement Alexandrine accepte cette situation.
Zola était peu réceptif à la musique. Zola, qui prenait beaucoup de notes avant d’écrire ses romans, s’était fait aider pour Nana par Ludovic Halévy, le librettiste avec Meilhac de La Belle Hélène d’Offenbach. Il a décrit dans Nana une opérette, La blonde Vénus, où il critique le parti pris satirique d’Offenbach et de ses librettistes.
En 1888, Zola rencontre le compositeur Alfred Bruneau, qui lui propose d’écrire un opéra à partir de son roman Le Rêve. Après le succès de cette collaboration, Zola lui écrit le livret de L’attaque du moulin (1893), un des contes parus dans Les soirées de Médan.
La collaboration entre Zola et Bruneau se poursuit avec Lazare (1893), Messidor (1897) et l’Ouragan (1901).
Face à la montée de l’antisémitisme des années 1890, Zola s’engage contre cette haine raciste. La condamnation de l’officier Dreyfus est pour lui l’occasion de s’engager encore plus avec son article « J’accuse », qui lui vaut un retentissant procès de la part du gouvernement et des militaires. Condamné à une lourde amende et à un an de prison, Zola part en Angleterre. Il revient à Paris quand l’officier qui avait fait un faux témoignage contre Dreyfus se suicide, mais le temps de la justice est lent, et Zola ne rentre à Paris qu’au bout de onze mois d’exil.
Émile Zola meurt par asphyxie à son domicile parisien le 29 septembre 1902, à l’âge de 62 ans.
En 1955, le cinéaste René Clément fait appel à Raymond Queneau pour écrire les chansons de son film Gervaise, inspiré de l’Assommoir de Zola, avec une musique de Georges Auric.




j’ai perdu mon com en route 😦 ……… je disais donc : mourir à 62 ans d’asphyxie, quel gâchis pour la littérature française ! Bon mercredi Jean-Louis
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En fait, on se demande s’il n’a pas été assassiné en raison de ses positions sur l’affaire Dreyfus !
Bonne journée, Hélène.
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avec la complicité de Jules Delahalle, alors ? Alexandrine n’a-t-elle jamais témoigné ? Il est un peu tard pour résoudre l’énigme 🙂
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Merci Jean-Louis, je ne connaissais rien des liens entre Zola et la musique, ni d’ailleurs des liens entre Emile et Jeanne Rozerot…
mais ça n’occulte pas la question essentielle : Alexandrine avait-elle douze pieds ?
ok, je sors !
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Intéressante hypothèse qui expliquerait pourquoi on la surnommait « dodécapode » !
Bonne journée, Jérôme.
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🙂 en même temps, avec douze pieds, elle se serait peut-être barrée quand elle a appris les petits arrangements d’Emile avec sa lingère !
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Un de mes auteurs classiques préférés !
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