Compositeurs

Carlo GOZZI (1720-1806)

Issu d’une vieille famille vénitienne, Carlo Gozzi naît à Venise le 13 décembre 1720.

Très jeune, il s’adonne à sa passion, l’écriture. À 21 ans, Carlo s’engage dans l’armée pour servir en Dalmatie. Au bout de trois ans, il revient à Venise mais la mort de son père déchaîne la cupidité de ses sœurs qui se battent pour les miettes de l’héritage familial. Sa misanthropie empire et Carlo quitte la demeure ancestrale.

Dès lors, il n’aura de cesse de se battre pour contrer son grand rival vénitien, Carlo Goldoni, et l’influence du drame à la française sur le théâtre italien. Il rejoint l’académie des Granelleschi, une société littéraire qui voulait restaurer le classicisme face aux extravagances du baroque.

En 1757, Gozzi commence une série de pamphlets dirigés notamment contre Goldoni. Trouvant que celui-ci ne servait que des contes pour enfants au public de Venise, il écrit en 1761 L’Amore delle tre melarance (L’Amour des trois oranges), où il met en scène les personnages de la commedia dell’arte. Devant le succès de cette comédie, il écrit Il Corvo (Le Corbeau).

L’amour des trois oranges sera porté à l’opéra par Prokofiev en 1919.

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Le Corbeau a fait l’objet en 1832 d’un opéra par Hartmann sous le titre Ravnen.

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En 1762, Carlo Gozzi écrit La Donna serpente (La Femme serpent), Il Re cervo (Le Roi Cerf) et Turandot, d’après un vieux conte asiatique, et en 1765 L’Augellin Belverdes (L’Oiselet Beauvert), dirigé contre la philosophie des Lumières.

La Femme serpent a servi de sujet à Wagner pour son premier opéra, Les Fées.

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Alfredo Casella s’est servi de cette même pièce pour son opéra La Donna serpente (1932).

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Le Roi Cerf a fait l’objet d’une adaptation à l’opéra par Henze en 1956 sous le titre König Hirsch.

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Quant à Turandot, cette pièce a été adaptée à l’opéra par Busoni en 1917

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mais la version la plus connue est celle de Puccini.

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Après une dernière fable Zeim, re dei geni (Zeim, le roi des génies), Gozzi se tourne vers des pièces plus populaires, dont la plupart ne connaissent pas le succès.

En 1780, il écrit ses Memorie inutili pubblicate per umiltà (Mémoires inutiles publiés par humilité).

Carlo Gozzi meurt à Venise le 4 avril 1806, à l’âge de 85 ans.

3 réflexions au sujet de “Carlo GOZZI (1720-1806)”

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