La Dame blanche (1825) de Boïeldieu est un opéra gothique créé à l’Opéra Comique le 10 décembre 1825, sur un livret d’Eugène Scribe d’après le roman Guy Mannering de Walter Scott.
Aujourd’hui tombé dans l’oubli, la Dame blanche reste pourtant un des opéras comiques les plus joués à la salle Favart.
Acte I : Dans un village d’Écosse, en 1759, Jenny et Dickson préparent le baptême de leur fils mais, malheureusement, le shériff est malade et ne peut servir de parrain. Un jeune officier, Georges Brown, demande l’hospitalité. Il est à la recherche d’une femme inconnue qui l’a soigné autrefois, après une bataille où il avait été blessé.
On lui propose de remplacer le parrain, ce qu’il accepte de faire.
Le château d’Avenel, inhabité depuis 14 ans, doit être vendu le lendemain. Gaveston, son ancien intendant, voudrait l’acheter, mais le fantôme de la Dame blanche est là pour le protéger. Jenny informe Georges qu’il y a un fantôme qui est là pour protéger la famille. Elle chante la ballade.
Les paysans se cotisent pour racheter le château pour l’héritier disparu et confient leur cagnotte à Dickson. Dickson est convoqué à minuit par la Dame blanche. Effrayé, celui-ci refuse d’y aller. Georges se propose d’y aller à sa place.
Acte II : Dans le château vit Marguerite, l’ancienne gouvernante. Elle a accueilli Anna, une jeune orpheline adoptée par les Avenel. Les deux femmes espèrent que Julien, l’héritier disparu, réapparaîtra pour empêcher Gaveston d’acheter le château. Georges arrive et attend la Dame blanche. Celle-ci apparaît : c’est Anna, voilée.
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Pour les tintinophiles, on peut « entendre » cet air dans l’album le Crabe aux pinces d’or.

Anna reconnaît un soldat qu’elle a soigné autrefois. Troublé, Georges promet obéissance à la Dame blanche.
Au matin, la vente du château va commencer. Alors que le juge va abattre son marteau, Anna apparaît et, au nom de la Dame blanche, ordonne à Georges de surenchérir. Georges obéit et emporte la vente, mais il doit en régler le prix avant midi, sous peine d’être mis en prison.
Acte III : Le juge a levé les scellés du château. Anna part à la recherche de la fortune des Avenel pour sauver Georges de la prison.
Georges est troublé par l’apparence des appartements, qui lui est familière. Il croit reconnaître l’hymne des Avenel. Le juge apprend que Julien d’Avenel est de retour en Écosse. Il s’agit de Georges, mais Georges l’ignore. Anna entend le juge.
À midi, la Dame blanche paraît avec le trésor des Avenel et annonce à Georges qu’il est Julien. Comme elle s’apprête à quitter la scène, Gaveston arrache son voile. Georges reconnaît avec joie que la Dame blanche est en réalité Anna, sa jolie sauveteuse.
(Source principale : les représentations de l’Opéra Comique en 2020, et le programme associé.)




