Agenda Ironique

17 OCTOBRE 2026 (A.I. d’OCTOBRE 2026)

Ce mois-ci, c’est chez Tiniak que se passe l’Agenda Ironique. Et koukinousdmande ? Tiniak, et bien voici :

Chez Tiniak : Octobre, bouge ! —A.I. — — poLétique et tocs

Je ne développe pas davantage.
Je réponds à la nécessité — notamment celle de prolonger l’activité de notre bel atelier d’écriture, L’Agenda Ironique…

L’ironie me semble être aujourd’hui, d’une impérieuse nécessité.
Je vous invite à la manifester sur un mode poésique.
Oui, poésique…
Comme matière à opposer à la violence du moment, une autre dialectique, un regard alerte, indigné peut-être, mais paisible et bienveillant.
Pour mettre de la poésie au cœur de la situation tendue qui nous afflige.

Aucun mot imposé ! À vous de surligner, dans vos textes, ceux que vous tenez pour importants.


Un seul souci (pas si simple, en fait) : pourriez-vous mettre en regard, dans la forme qui vous convient le mieux, quelque chose de pénible, voire qui vous insupporte, avec — qui sait ? une fleur, une odeur, un geste, une musique, un moment paisible… ? Ou un oxymore…

Un souhait encore (facultatif) : ce serait sympa d’ajouter, pour illustrer ou enrichir votre propos, une musique, une chanson, un poème… (un « lien vers » ou un « insert », à vous de voir).

Thèse : Si il y a une chose qui m’insupporte, c’est le niveau d’incompétence crasse auquel est arrivée la classe politique de mon pays (et d’autres pays alentour d’ailleurs). Ce niveau n’est que le résultat de dix ans (au moins) d’ultralibéralisme (je vous file le tuyau : si vous voulez avoir l’air sérieux, mettez des ultras un peu partout dans vos textes), ultralibéralisme qui se manifeste par l’abandon de tout ce qui ne permet pas d’enrichir des actionnaires, et par la mise sur le marché privé des exercices régaliens de l’état. Au bout de suffisamment de temps, on arrive à un système à bout de souffle.

Cliquez sur la B.O.

Prothèse : Un système à bout de souffle où on meurt aux urgences, où la culture est sacrifiée sur l’autel de la rentabilité (et puis, c’est dangereux la culture, ça peut faire réfléchir…) et où les élèves n’ont plus de profs, ont froid en hiver dans des classes non chauffées et crèvent de chaud en été dans ces mêmes classes, non isolées. Depuis quelque temps déjà, les lycéens réclament et manifestent pour avoir le droit d’étudier dans des conditions décentes. (Au passage, cela fait des années que le personnel enseignant réclame les mêmes choses).

Là, face à ses revendications, je suis stupéfait et indigné de la manière dont est traitée et méprisée la jeunesse de notre pays. Bon d’accord, ces jeunes ne votent pas, donc ils n’existent pas, mais comment la classe politique dans son ensemble a-t-elle pu oublier que la jeunesse, c’est l’avenir du pays ? Que si il y a un endroit où il faut investir, c’est bien dans la jeunesse. Face à un mouvement de protestation qui va s’amplifiant, la journée du 17 octobre (2026) devait être un moment important, annoncé par tous les toutologues qui se pavanent sur les chaînes de désinformation continue.

Cliquez sur la Pavane pour une jeunesse en train de défuncter

Et qu’a-t-on vu ce jour là, des policiers gazant des lycéens mabifestant pacifiquement pendant que les ultras (droite et gauche réunie) s’en prenaient aux symboles de la république.

Quel scandale ! C’est l’ensemble du gouvernement qui devrait démissionner.

Antithèse : Arrivés là de votre lecture, vous devez vous demander « mais qu’est-ce qui lui prend, à monsieur toutl’op ? ». Et bien voilà, sachez que ce 17 octobre (2026), alors que je prenais le métro en direction de Roubaix et Tourcoing, je me suis trouvé en présence de trois jeunes gens, d’une quatorzaine d’années. À un moment, le plus jeune d’entre eux, qui chantonnait, m’adresse la parole et me demande, eh monsieur, vous connaissez cette chanson ? Et de me chanter « je m’baladais, sur ml’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu… ». Bien sûr, lui répondijes alors, c’est les Champs Élysées, de Joe Dassin.

Cliquez sur l’image

La conversation s’engagea alors, les jeunes me demandant :

– Connaissez-vous tel film? et le chanteur arménien qui a raccourci son nom.

– Oui, c’est Charles Aznavour. – Ah oui c’est ça, on l’a appris au collège !

Cliquez sur la chanson de Charles Aznavourian

Du coup, je leur demande leur âge, il avaient quatore et quinze ans et étaient soit en troisième soit en seconde.

À mon tour, je leur pose des questions :

– qu’est-ce que vous voulez faire plus tard ?

– moi architecte, me répond l’un d’eux (le plus jeune), moi infirmier en Suisse, me répond un autre (celui qui est en seconde) qui m’apprend que dans son lycée, à propos d’une manifestation autorisée par les autorités, les lycéens avaient été gazés par la police !

Quelques instants de silence, et le plus jeune me demande :

– Quel conseil vous pouvez nous donner pour notre vie, monsieur ?

– J’ai répondu « Soyez vous-même, et croyez en vous ! » Ils sont descendus quelques stations plus loin, et sont sortis en me serrant la main et en me souhaitant une bonne journée. Brèfle, une rencontre que l’on ne fait pas tous les jours. Mais que j’ai été heureux de les avoir croisés, et de voir que tout n’est pas foutu, que l’espoir est encore là !

Synthèse : La jeunesse, c’est l’avenir, sacrifier la jeunesse, c’est sacrifier l’avenir.

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