La Passion selon Saint-Jean, de Jean-Sébastien Bach, date de 1724. Elle a été composée pour le Vendredi saint. Si elle a été jouée plusieurs fois du vivant du Cantor de Leipzig, elle s’est perdue après la mort de celui-ci. À cette époque, on jouait de la musique vivante, c’est-à-dire écrite par des compositeurs vivants, et bien souvent les musiques n’étaient plus jouées après la mort de leur compositeur. Il faudra attendre 1833, soit plus d’un siècle, pour que Félix Mendelssohn ne découvre la partition et la fasse exécuter à nouveau.
Le texte mis en musique par Bach est celui de l’Évangile selon Saint-Jean.
La Passion est composée de deux parties, chacune d’elles s’ouvrant et se clôturant par un chœur ou un choral.
Elle s’ouvre sur le chœur « Herr, Herr, unser Herrscher » (« Seigneur, Seigneur, notre maître »).
Elle se poursuit par une alternance entre les récitatifs de l’évangéliste et de réponses du chœur, et d’interventions des solistes.
Entre les deux parties, le prêtre prononçait le sermon.
La seconde partie s’ouvre donc sur un choral : « Christts, der uns selig macht » (« Christ, toi qui nous rend heureux »).
La Passion selon Saint-Jean se termine par ce choral : « Ach Herr, dein lieb engelein » (Ah, Seigneur, laisse ton ange emporter mon âme »).








